Projets labellisés

La liste des programmes de recherche financés (FEDER, Interreg - Marittimo, ANR, Fondation de France...) dans lesquels sont actifs les membres du laboratoire, en tant que porteurs ou partenaires.

Un outil linguistique au service de la Corse et des Corses : la Banque de Données Langue Corse

Le projet « BDLC » bénéficie du soutien financier de la Collectivité de Corse.

Responsables scientifiques (UMR CNRS 6240 LISA) : Stella Retali-Medori

Résumé du projet : L’opération concerne la production d’outils linguistiques pour la Corse et la recherche sur le corse : le programme NALC-BDLC.
Le Nouvel Atlas Linguistique et Ethnographique de la Corse (NALC) est un projet conçu par le CNRS en 1975 ; il a été confié à Marie-José Dalbera-Stefanaggi en 1981 à l’ouverture de l’Université de Corse. En 1986, répondant à une demande exprimée par l’Assemblée Régionale de Corse, a été créée la Banque de Données Langue Corse (BDLC) qui s’est articulée avec le NALC. Cette banque de données a été mise en ligne, dans une version simplifiée, en 2009 grâce à un financement de l’UMR 6240 LISA (http://www.bdlc.univ-corse.fr).
L’équipe du programme NALC-BDLC collecte sur l’ensemble du territoire insulaire des données linguistiques en lien avec des traditions culturelles corses. Ces données, ventilées en plusieurs thématiques ou modules, sont ensuite traitées et analysées –sur le plan linguistique– et mises en ligne. A ce jour, environ 120 000 fiches lexicales sont accessibles sur Internet ainsi que des documents iconographiques et plus d’un millier d’ethnotextes est en cours de correction pour mise à disposition du public. Associés à la BDLC, les volumes du NALC et les publications périphériques, ont montré la pertinence du programme dans la collecte, l’analyse et la restitution de ces données linguistiques, tant en direction des chercheurs que du grand public. La démarche de l’équipe, qui vise à recueillir, conserver et restituer des données linguistiques et ethnographiques répond par ailleurs aux recommandations de l’UNESCO en matière de préservation et de restitution du patrimoine immatériel de l’humanité. En outre, sur le plan local, ces travaux font écho à une demande politique et sociale en direction de la connaissance et de la réappropriation de la langue pour lesquelles la BDLC s’avère être un outil de valeur inégalée tant en termes de données brutes et analysées que de compétences scientifiques au service du territoire et de la politique linguistique mise en œuvre par la CTC avec d’autres collectivités locales.
Ce projet est, en outre, la première étape de la réalisation, à terme, d’une plateforme de ressources linguistiques interactive qui inclura les trois atlas linguistiques qui ont été réalisés sur le corse (Atlas Linguistique de la France, Corse ; Atlante Linguistico ed Etnografico Italiano della Corsica, NALC-BDLC incluant un volet morphologie), avec le Dictionnaire Dialectal et Etymologique des Parlers Corses (DDEPC, volet de la BDLC en cours de conception) , une base de données lexicale des textes anciens de la Corse et une base de données onomastiques (toponymes, anthroponymes et autres) essentiellement.

CALLIOPE : Renaissance des traditions poétiques méditerranéennes dans le chant corse

Le projet « CALLIOPE » bénéficie du soutien financier de la Collectivité de Corse.

Responsables scientifiques (UMR CNRS 6240 LISA) : Françoise Graziani

Partenaires
Action 1
. E Sette Galere (création Nicole Casalonga et Joel Heuillon, sous la responsabilité scientifique de Françoise Graziani, en partenariat avec le Centre National de Création Musicale Voce)
Action 2. Digenis, le chant sans frontières (création Patrizia Gattacecca et Antoine Leonelli, sous la responsabilité scientifique de Jacques Thiers)
Action 3. Dante in paghjella (création François Berlinghi et l’ensemble A Ricuccata, sous la responsabilité scientifique de Françoise Graziani)

Résumé du projet : Le projet Calliope a pour objectif d’accompagner les efforts de valorisation du patrimoine poético-musical corse en articulant recherche et création. Il s’appuie sur la réappropriation de diverses traditions poétiques méditerranéennes anciennes par des chanteurs Corses qui les interprètent en mode polyphonique ou monodique.
Il suscite et promeut des compositions musicales originales destinées à produire des concerts-spectacles et des enregistrements pérennes, grâce à l’expertise scientifique des spécialistes internationaux associés à chaque opération.
En articulant un programme scientifique et éducatif à des réalisations artistiques durables, il se propose à la fois d’aider les acteurs culturels, les chercheurs et le public à acquérir une meilleure compréhension des liens qui, depuis l’Antiquité, ont pu maintenir entre les cultures méditerranéennes une communauté de savoirs et de pensée, et d’enrichir le patrimoine poético-musical de la Corse par des productions interculturelles qui témoignent du pouvoir de renouvellement des traditions et s’inscrit dans le vaste mouvement d’ouverture auquel participe aujourd’hui l’ensemble des acteurs culturels de la Corse.
Les trois créations musicales envisagées ont pour objet de concevoir et d’expérimenter en parallèle de nouvelles méthodes d’interprétation afin d’initier de nouveaux publics à une écoute participative de la poésie chantée, avec l’ambition de stimuler de nouveaux échanges interméditerranéens. Le travail de composition et d’interprétation des textes poétiques s’appuie sur des connaissances musicologiques, historiques et linguistiques renouvelées par les chercheurs internationaux, spécialisés dans ces différents domaines, qui participent activement au projet.
Grâce à des échanges croisés entre des acteurs culturels engagés auprès d’un large public et des chercheurs spécialisés en ethnomusicologie, littérature, traduction, philologie et sciences de l’antiquité, le projet entend ainsi contribuer activement à la réappropriation d’un patrimoine poétique et musical qui ne cesse d’entretenir par le chant la cohésion d’une société de la connaissance et du partage.
Les réalisations produites par le projet Calliope ont donc pour vocation de servir de matériel pédagogique pour des initiatives de réappropriation des traditions savantes méditerranéennes dans le cadre de l’éducation secondaire et universitaire, aussi bien que de l’éducation populaire.

Projet « RéSO TPE/PME »

Le projet « RéSO TPE-PME » bénéficie du soutien financier de la Collectivité de Corse et du soutien opérationnel de l’Agence de Développement Economique de la Corse.

Responsables scientifiques (UMR CNRS 6240 LISA) :
Thérèse ALBERTINI, Maître de conférences HDR | albertini_t@univ-corse.fr ;
Patrice TERRAMORSI, Maître de conférences | terramorsi_p@univ-corse.fr

Partenaires : Chambre de Commerce et d’Industrie Territoriale de Bastia et de la Haute-Corse
Résumé du projet : L’Université de Corse et la Chambre de Commerce et d’Industrie Territoriale de Bastia et de la Haute-Corse s’associent dans un programme de recherche inédit, destiné à comprendre et à accompagner le développement de l’écosystème de TPE-PME insulaires.
Porté par l’équipe « Territoires, Ressources et Acteurs » de l’Unité Mixte de Recherche 6240 LISA CNRS – Université de Corse, en partenariat avec la Chambre de Commerce et d’Industrie Territoriale de Bastia et de la Haute-Corse, le projet de recherche « RéSO TPE-PME » a pour objectif de contribuer à l’amélioration de la compétitivité des TPE-PME à travers une compréhension approfondie et un accompagnement spécifique des stratégies de coopération entre les entreprises du territoire.
D’une durée de 40 mois, ce projet bénéficiera de la contribution de 14 chercheurs de l’Université de Corse, de chercheurs des Universités de Montpellier et de Clermont Auvergne, ainsi que de l’appui de 3 agents de la Chambre de Commerce et d’Industrie Territoriale de Bastia et de la Haute-Corse.

ECM – Les Espaces de la Corse Médiévale

Financé par le Fonds Européen de Développement Régional

Responsable scientifique (UMR CNRS 6240 LISA) : Vannina Marchi van Cauwelaert
Partenaires : Office Municipal de Tourisme de Bonifacio
Résumé du projet : Le Moyen Âge suscite un énorme intérêt de la part du grand public comme en témoignent notamment le succès des reconstitutions historiques du type des « Médiévales » dans l’ensemble de l’espace européen, ainsi que les nombreuses productions audiovisuelles qui sont consacrées à cette période sur les chaînes nationales et européennes.  Ce goût pour le Moyen Âge est également visible dans la fréquentation touristique des sites médiévaux partout en Europe (châteaux, églises, abbayes etc). Or de ce point de vue, la Corse accuse un retard significatif…

Pour en savoir plus…

ESTATE – Etude de la SouTenAbilité des recompositions TErritoriales de la Corse

https://www.universita.corsica/fr/focus/estate/

Responsable scientifique (UMR CNRS 6240 LISA) : Dominique Prunetti

Le programme ESTATE étudie des scénarii d’aménagement durable du territoire corse. Objectif : produire des solutions à long terme pour un usage harmonieux des sols dans l’île.
Depuis octobre 2017, à travers un vaste projet de recherche financé par la collectivité de Corse, l’Université de Corse et le CNRS s’efforcent d’alimenter la réflexion sur l’aménagement du territoire et l’occupation future des sols dans l’île. Son nom ? « ESTATE », acronyme anglais pour « Etude de la SouTenAbilité des recompositions TErritoriales de la Corse ».

Objectif : « recueillir des données sur les évolutions des cinquante dernières années afin de produire des outils scientifiques de simulation et d’établir des projections à l’échelle du territoire », explique Dominique Prunetti. Maître de conférences en économie de l’environnement, cet enseignant-chercheur pilote ce projet phare du Laboratoire Lieux, Identités, eSpaces et Activités (CNRS / Université de Corse) aux côtés d’André Fazi, maître de conférences en science politique et de Caroline Tafani, maître de conférences en géographie, aménagement de l’espace. Une démarche de recherche participative qui associe une vingtaine de chercheurs, juristes, géographes, économistes, politologues et informaticiens de l’Université de Corse / CNRS pour étudier l’occupation future des sols, dans un contexte marqué par une forte croissance démographique et un développement touristique important dans l’île.

« Tous ces paramètres et ces variables ont des impacts sur la gestion de l’espace, fait savoir Dominique Prunetti. C’est pourquoi nos travaux portent en premier lieu sur la construction d’un système multi-agents d’utilisation des sols et d’aménagement du territoire pour mieux connaître les liens entre le développement économique, dont le tourisme fait partie, et la concurrence foncière. En l’occurrence, cela s’inscrit dans un contexte de forte pression foncière, de ressource des sols limitée et de questions socialement vives sur le devenir du patrimoine foncier ».

Dans le cadre de ces travaux, l’équipe de recherche de l’Université de Corse / CNRS travaille de concert avec plusieurs établissements et organismes de l’île, dont notamment le Groupement d’Intérêt public pour la Reconstitution des actes de propriété en Corse (GIRTEC) et la Société d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural (SAFER). « L’idée est de traiter toutes les données disponibles sur le territoire, à travers, par exemple, les plans locaux d’urbanisme, pour mettre en place un laboratoire virtuel prenant notamment en compte le comportement des agents et le phénomène des résidences secondaires qui est prégnant, précise Dominique Prunetti. Cela doit nous permettre d’analyser les disparités sur le territoire et d’évaluer l’influence de la mise en place de plans locaux d’urbanisme et du plan d’aménagement et de développement durable de la Corse (Padduc), en vue de construire des scénarii d’aménagement et d’occupation du territoire sur la base de données réelles ».

À terme, un des résultats du programme « Estate » sera de créer un logiciel d’aide à la décision à destination des politiques régionales afin de prendre en compte les contextes spécifiques des territoires et d’identifier les trajectoires possibles en termes d’usage et d’occupation des sols. Histoire de faire de la Corse un véritable terrain d’application des réflexions pour imaginer l’aménagement durable des décennies à venir.

ANR Firecaster : FIRE, foreCASTing and Emergency Response platform

https://firecaster.universita.corsica/?lang=en

Nom de l’organisme Chef de File : Université de Corse, UMR 6134 SPE
Partenaires : UMR 6134 SPE, Centre de recherche fondamentale et appliquée spécialisé dans la modélisation et la simulation numériques, Laboratoire d’Aerologie, Centre National de Recherches Météorologiques, Institut national de recherche en informatique et en automatique

Plus d’infos

CRATTO – Coastal Resident Attitudes Towards Tourism

http://www.driihm.fr/projets-ohm-littoral-mediterraneen/details/107/1633

Soutenu par l’OHM Littoral Méditerranéen

Mots-clés : Pression touristique, Tourisme littoral, Resident attitudes, Modèles d’Equations Structurelles, Two Step Survey
Financement : OMH Littoral
Responsable scientifique (UMR CNRS 6240 LISA) : Anne Casabianca
Résumé du projet : L’été 2017 a vu naître dans de nombreuses villes du littoral méditerranéen des mouvements de contestation face au déferlement de millions de touristes dans ces destinations. D’un point de vue environnemental, économique et social, ces flux touristiques ne sont pas sans effet sur le quotidien des populations résidentes. Or, un tourisme durable est, selon l’Organisation Mondiale du Tourisme « un tourisme dans auquel les populations locales sont associées » (2017). Comprendre donc comment le tourisme affecte la qualité de vie des populations résidentes est une question importante pour prévenir les conflits et aider les décideurs politiques dans leurs choix. Du point de vue de la littérature, la question de l’impact du tourisme sur les résidents a avant tout été traitée sur le plan macroéconomique. Quelques études récentes montrent aussi que l’attitude des résidents face au tourisme dépend de leur perception en termes de coûts et d’avantages, mais très peu d’études s’intéressent à la qualité de vie des résidents comme variable explicative dans la représentation subjective de l’impact du tourisme sur la satisfaction des populations d’accueil. Nous proposons donc une étude comparative qui permettra de fournir, à partir des modèles d’équations structurelles, une première mesure du ressenti des résidents confrontés à des flux touristiques plusieurs mois de l’année sur deux terrains littoraux : la Balagne et la Côte Bleue qui attirent chaque année des centaines de milliers de touristes.

GRRinPORT- Gestione sostenibile dei rifiuti e dei reflui nei porti

http://interreg-maritime.eu/web/grrinport

Soutenu par le Programme Italie-France Maritime 2014-2020

Mots clés : qualité des eaux marines, gestion durable des déchets dans les ports, durabilité des ports, Choice Experiment, système/modèle transfrontalier
Nom de l’organisme Chef de File : Université de Cagliari
Partenaires : Université de Cagliari, Région autonome de Sardaigne, MEDSEA – MEDITERRAN EAN SEA AND COAST FOUNDATION, Université de Corse Pasquale Paoli, Office des Transports de la Corse, Université de Pise
Responsable scientifique (UMR CNRS 6240 LISA) : Dominique Prunetti
Résumé du projet : L’objectif général de GRRinPORT est d’améliorer la qualité des eaux marines dans les ports en limitant l’impact des activités portuaires et du trafic maritime sur l’environnement à travers la définition d’un ensemble de bonnes pratiques de gestion des déchets et des eaux usées destiné aux gestionnaires et utilisateurs des zones portuaires, respectant les principes de valorisation des ressources et de l’économie circulaire. Cet ensemble de bonnes pratiques sera appliqué aux ports du projet et, par la suite, à l’ensemble de ceux du bassin méditerranéen. Le plan de collecte et de gestion des déchets portuaires est une obligation légale pour l’Autorité Portuaire ; mais il n’existe pas d’action de coordination nationale et transfrontalière uniformisant les modalités de gestion des différentes catégories de déchets, à bord des embarcations ou dans les ports, via un service répondant de manière satisfaisante aux critères de facilité d’accès et d’efficience. En conséquence les résultats attendus de GRRinPORT sont l’élaboration d’un plan d’action pour une gestion durable des déchets solides (notamment permise par l’utilisation d’une méthodologie d’enquête basée sur le Choice Experiment) des eaux usées et des sédiments dragués dans les ports et la mise en place d’actions pilotes appropriées. Celles-ci porteront sur l’assainissement des sédiments dragués dans les ports (Port de Livourne), la mise en œuvre d’un système intégré et respectueux de l’environnement pour le confinement et l’élimination des rejets d’hydrocarbure et la collecte des déchets des bateaux de plaisance (Port de Cagliari). Les bénéficiaires de GRRinPORT sont les gestionnaires et les usagers des zones portuaires. Les plans d’actions pour la gestion durable des déchets, sédiments et eaux usées seront partagés entre l’ensemble des partenaires de manière à développer un système/modèle transfrontalier unique et pratique notamment par le biais d’actions de formation, de communication et de sensibilisation.

REPORT – Rumore e Porti

http://interreg-maritime.eu/web/report

Soutenu par le Programme Italie-France Maritime 2014-2020

Mots clés : réduction de la pollution sonore, gestion du bruit , zone portuaire, durabilité des ports, propagation du son, coopération transfrontalière
Nom de l’organisme Chef de File : Université de Gênes
Partenaires : Université de Gênes, Agence Régionale pour la Protection de l’environnement de la Toscane, Université de Pise, Centre Scientifique et Technique du Bâtiment, Université de Corse Pasquale Paoli, Université de Cagliari
Responsable scientifique (UMR CNRS 6240 LISA) : Dominique Prunetti


Résumé du projet : Les ports méditerranéens sont entourés de zones urbaines densément peuplées où le bruit généré par les sources sonores de leur activité a un impact très important. L’objectif à long terme du projet REPORT est la réduction des émissions sonores des ports de l’espace de coopération transfrontalier dans le but de rendre plus durables les installations portuaires de l’Espace Maritime. Ceci est effectué par le développement d’une approche dédiée de la gestion du bruit. Cette méthodologie, dont le caractère multidisciplinaire est assuré par les compétences des organismes scientifiques du partenariat, a pour finalité d’être implémentée et intégrée dans la Dir. 2002/49/CE qui n’exige pas spécifiquement une évaluation du bruit portuaire mais l’assimile à un bruit industriel sans prendre en compte les spécificités telles que la complexité des sources des ports, la répartition des sources acoustiques sur l’eau et les conditions particulières de propagation du son. En abordant cette lacune réglementaire, commune à tout l’espace maritime, ceci de façon multidisciplinaire (simultanément d’un point de vue technique, gestionnaire et socio-économique), et en proposant des méthodes communes pour la gestion du bruit dans les ports, l’approche novatrice de REPORT est nécessaire pour atteindre la dimension transnationale des normes et directives européennes. Le développement de nouveaux algorithmes et méthodologies dans différents secteurs décrira et définira les meilleures stratégies transfrontalières conjointes et reproductibles pour la réduction du bruit, permettant d’aborder la question de la gestion de l’environnement sonore dans les zones portuaires, d’une manière holistique et durable. Les organismes scientifiques et les autorités locales bénéficieront des résultats du projet en termes d’une plus grande prise de conscience de cette problématique ainsi que de l’équité et de la rigueur des méthodes pour la décrire et la traiter avec succès.</p align= »justify »>

CIEVP – Compétitivité et Innovation des Entreprises des Villes Portuaires

http://interreg-maritime.eu/fr/web/cievp/projet

Soutenu par le Programme Italie-France Maritime 2014-2020

Mots clés : compétitivité internationale – transports commerciaux – croisière – plaisance – tourisme durable – compétitivité – innovation – entreprises – plan stratégique transfrontalier
Financement : Programme Italie-France Maritime 2014-2020, durée : 24 mois (2017-2018)
Nom de l’organisme Chef de File : Ville d’Ajaccio
Partenaires : Ville d’Ajaccio, Université de Corse Pasquale Paoli UCPP, Municipalité de Gênes, Commune de Portoferraio, Commune d’Alghero, Commune d’Antibes Juan-les-Pins
Responsable scientifique (UMR CNRS 6240 LISA) : Anne CASABIANCA
Résumé du projet : Les villes portuaires connaissent un flux important de visiteurs qui y transitent au titre des transports commerciaux, des activités de croisière et de celles liées à la plaisance. Il s’agit de dizaines de millions de passagers par an. L’offre économique des villes est mal organisée pour satisfaire une demande commerciale importante qui intervient au cours d’un temps limité à quelques heures autour d’une escale ou d’un horaire et dans un espace géographique limité proche des quartiers portuaires. Le projet vise à organiser les entreprises du tourisme durable à relever le défi de l’élaboration d’une offre adaptée à cette demande en mettant en œuvre des moyens innovants. L’implication des villes responsables de l’instauration d’une gouvernance adaptée et l’association des entreprises à travers leurs organisations professionnelles et des gestionnaires des infrastructures portuaires sont l’une des clés pour améliorer la compétitivité des entreprises. Le projet prévoit l’élaboration d’un état des lieux de la relation entre les activités des ports et celles des centres urbains, ainsi que la détermination des besoins des usagers des infrastructures pour en tirer des orientations pour la rédaction de plans d’actions locaux. Des actions pilotes significatives seront mises en œuvres dans chaque ville partenaire pour un meilleur accueil, une accessibilité renforcée, la réalisation d’aménagement favorisant le développement des entreprises de la filière du tourisme durable. Au cours de la troisième phase du projet, une évaluation conclura un plan conjoint transfrontalier pour l’amélioration de la compétitivité et de la capacité d’innovation des entreprises. Le caractère innovant du projet consiste dans la participation permanente des entreprises, depuis leur implication dans l’élaboration de plans locaux, la mise en œuvre d’actions pilotes et l’élaboration d’un plan stratégique transfrontalier, ainsi qu’à travers la diffusion et la capitalisation des résultats.</p align= »justify »>

Inventaire et gestion des pratiques sportives et de loisirs sur les littoraux métropolitains français : une analyse comparative dans les espaces protégés

Soutenu par la Fondation de France

Mots clés : Sports de nature – Littoral – Espaces gestionnaires – Protection – Préservation – Conciliation – Gouvernance- Action publique
Financement : Fondation de France, Appel d’offre « Quels littoraux demain ? » (2015-2018)
Partenaires : Laboratoire ViS, UMR LISA – Università di Corsica, Laboratoire CETAPS – UFR STAPS Rouen, Laboratoire LABERS – UFR STAPS Brest, Laboratoire SET – UMR 5603 – Université Pau – Pays de l’Adour, UMR 6590 CNRS ESO – IFEPSA/UCO Angers, UMR 6590 CNRS ESO – UFR ESTHUA – Université d’Angers, Laboratoire ER3S – Faculté des sciences du sport Lille, Laboratoire ER3S – UFR STAPS Valenciennes, Université du littoral Côte d’Opale, PRISSMH, équipe « Sports, Organisations, Identités » – Université JP Champollion Rodez, PRISSMH, équipe « Sports, Organisations, Identités » – Faculté de Sciences du Sport – Toulouse
Responsable scientifique : Ludovic MARTEL
Résumé du projet : L’ambition du présent projet est de proposer un questionnement interdisciplinaire, mobilisant sciences sociales, humaines et juridiques, relatif à la dialectique « fréquentation – préservation, protection des espaces littoraux ». Ici, ce sont, plus spécifiquement les usages ludo sportifs du littoral qui intéresse une équipe composée de 17 chercheurs issus d’universités et de laboratoires différents. Ils proposent à partir de 9 études de sites localisés tout le long du littoral métropolitain, d’une part de caractériser les réalités sociales de ces pratiques et d’autre part, d’analyser les formes de gouvernances qui sont élaborées par les parties en présence pour tenter de trouver des formules consensuelles permettant de dépasser les points de vues voire les controverses souvent vives et de concilier ce qui peut parfois apparaitre comme antinomique. Cette thématique est d’actualité car l’observateur attentif aura constaté une massification des pratiquants sportifs sur les littoraux, soit dans le cadre de leurs loisirs, soit de compétitions, soit de leurs vacances. Dans le même temps, on note une volonté non seulement affichée, mais qui plus est bien réelle, de mettre en place des mesures de protection, de préservation. La création, en 1975 du Conservatoire de l’Espace Littoral et des Rivages Lacustres, lequel protège aujourd’hui, pas moins de 155 356 hectares, celle de l’Agence des Aires Marines Protégées en 2006 qui porte pour le seul littoral métropolitain 7 parcs naturels marin ou projets attestent de cette dynamique. Par conséquent le projet présenté par cette équipe scientifique comporte une véritable dimension sociale dont les résultats pourront contribuer à donner des clés de lecture aux acteurs locaux et nationaux qui semblent soucieux de trouver un juste équilibre comme en témoigne la convention de partenariat récemment signée entre l’Agence des Aires Marine Protégées et le Pôle National Ressources des Sports de Nature du Ministère des sports. L’étude est envisagée sur une période de 3 années, selon une approche comparative, à partir de sites choisis avec la plus grande attention pour ce que leur diversité – statut juridique, superficie, historicité différents notamment -peut apporter pour éclairer les enjeux. L’implication des chercheurs et l’interaction avec les acteurs locaux sur les principaux terrains d’études retenus sont un atout incontestable. Le souci de préserver le contact avec ces derniers fait partie intégrante du projet déposé. Des restitutions sont prévues pour chaque site étudié et la participation d’un représentant du Pôle National Ressources des Sports de Nature à chaque séminaire chercheurs (3 au total), également. La liste collective des publications déjà réalisées en lien avec les pratiques sportives et les littoraux montre la crédibilité de l’équipe scientifique. Dans le cadre de ce projet, la problématique est innovante, en ce sens que le questionnement par la gouvernance n’a jamais été envisagé jusqu’alors ou toutefois jamais de façon centrale. Au final, les résultats des travaux devraient permettre de cartographier les usages sociaux ludo sportifs des littoraux sur les sites retenus, de classer les pratiques ludo sportives considérées comme étant légitimes ou non légitimes dans les espaces naturels littoraux, d’analyser les débats et controverses autour de la dialectique – usages ludo sportifs et préservation / protection des espaces littoraux- ainsi que les stratégies d’acteurs locaux et centraux. L’élaboration d’une classification des modalités de gouvernance mettant en exergue intérêts et inconvénients pourrait être envisagée au terme de ces 3 années de travaux.

NOTRIFLUZ – NOrmes sociales et TRI des déchets ménagers : l’inFLUence du comportement des touristes sur le comportement des résidents en Zone côtière méditerranéenne.

http://www.ohm-littoral-mediterraneen.fr/spip.php?article175

Soutenu par l’O.H.M. Littoral Méditerranéen

Mots clés : Tri des déchets, Choice experiment, Normes Sociales, Gestion intégrées des zones côtières, Comportements des touristes et des résidents
Financement : O.H.M. Littoral Méditerranéen, 2015
Responsables scientifiques : Olivier BEAUMAIS

notrifluz_rapport_ohm_2015_beaumais_notrifluz_final

SLIDE – Quels Sentiers Littoraux pour Demain ? Analyse prospective et pluridisciplinaire de l’aménagement des sentiers côtiers en Méditerranée

http://www.ohm-littoral-mediterraneen.fr/spip.php?article174

Soutenu par la Fondation de France

Mots clés : aménagement, flore, paysage, sentiers, usages
Financement : Fondation de France, Appel d’offre « Quels littoraux demain ? » (2014-2017)
Partenaires : CLERSE (UMR8019), ESPACE (UMR7300), LISA (UMR6240), Conservatoire Botanique National de Corse (CBNC), Fédération des offices de tourisme de Corse, Direction Régionale de la jeunesse et des Sports, Parc National des Calanques.

Responsable scientifique : Hélène MELIN
Résumé du projet : Quels sentiers littoraux pour demain ? Face à la multiplication des offres de petite randonnée et à la quasi généralisation de l’outil « sentier » dans les politiques d’aménagement et de développement éco-touristique, ce projet questionne l’évolution des cheminements côtiers en Méditerranée dans une dynamique prospective de gestion et de protection des littoraux. Il s’agit de s’interroger sur l’évolution des formes et des rôles des sentiers sur trois maillages de cheminements en Haute Corse (Balagne) et dans les Bouches du Rhône (Côte Bleue et Iles du Frioul).
Les sentiers côtiers, quoique très anciens, font l’objet d’un réinvestissement fort depuis la fin des années 1990 et le début des années 2000. Une mutation de sens et d’usages semble s’opérer. Si leur valorisation a suivi, dans les années 1960-70, une démarche d’ouverture au plus grand nombre de l’espace littoral, dans un contexte de développement touristique, ils apparaissent aujourd’hui de plus en plus souvent comme un moyen de refaire du lien entre culture et nature en amenant les promeneurs au plus près des espèces naturelles et des paysages et en témoignant du modelage ancien du littoral par les activités anthropiques, dont ils permettent la lecture. Ils sont cependant sous étudiés et sous analysés et leur potentiel en tant qu’outil de gestion de la dynamique littorale reste encore à révéler. De plus en plus fréquentés, de mieux en mieux balisés, de plus en plus encadrés, les sentiers connaissent un processus continu d’artificialisation. Quelle place occupent-t-ils aujourd’hui dans la vie du littoral, tant au plan de l’habitus socio-culturel, du contexte économique que de l’écologie ? Quelles formes veut-on ou doit-on leur donner demain ? Poursuivre dans le sens d’un équipement toujours plus présent et donc un marquage anthropique de plus en plus affirmé, quitte à accentuer la coupure entre la dimension naturelle des espaces et l’utilisation sociale qui en est faite ? Le cadrage des sentiers aujourd’hui se fait, la plupart du temps, en associant à la visée socio-économique une vision environnementale. Mais cette démarche ne risque-t-elle pas d’être en partie contre-productive ? N’y a-t-il pas un risque de dérive de la « nature » des sentiers, devenant involontairement les vecteurs d’un étalement urbain à venir ? Il faut pouvoir concilier les différents usages et usagers, les contraintes réglementaires, le respect de l’intégrité des sites et la protection du milieu naturel. Du sentier comme agrément urbain à proximité immédiate des villes au sentier découverte d’une nature préservée dans des espaces protégés, quelles déclinaisons possibles ? Quelles déclinaisons souhaitées et souhaitables ? Ce programme propose d’étudier conjointement les objectifs initiaux et les finalités attendues de l’aménagement de sentiers en bordure littorale par les propriétaires et gestionnaires des sites, d’une part, et les pratiques et usages effectifs de ces chemins par les usagers, d’autre part. Cette recherche pluridisciplinaire (anthropologie, botanique, économie, géographie, histoire, linguistique, sociologie) doit permettre de mesurer les rôles potentiels et effectifs des circuits de promenades dans l’évolution de la gestion littorale, et ainsi contribuer à choisir la forme qu’ils devront prendre demain. B. Kalaora (2010), M.A. Maupertuis, M.A Prunetti et P.M Romani (2010) ont souligné l’importance de la prise en compte des différentes valeurs d’un site littoral pour décider de sa destination et de la forme de sa protection et/ou sa valorisation. Il en va de même pour les sentiers, dont les valeurs sont souvent sous-estimées ou méconnues.

LUDOSPORT Activités « Ludosportives » sur le littoral méditerranéen

http://www.ohm-littoral-mediterraneen.fr/IMG/pdf/rapport_etude_ohm_2014_martel_final.pdf

Soutenu par l’O.H.M. Littoral Méditerranéen

Mots clés : Pratiques et loisirs sportifs – Usages sociaux – Protection – Liberté – Littoral de Balagne.
Financement : O.H.M. Littoral Méditerranéen, 2014
Responsables scientifiques : Ludovic MARTEL

ludosport_rapport_etude_ohm_2014_martel_final

Projet européen « Life Long Learning », projet SERLET

http://serletproject.eu/fr/serlet-project-outlook/serlet-project-summary/

Mots clés : Langue corse, activité culturelle, diffusion et visibilité de la langue, éducation, tourisme, patrimoine
Financement : Support European Regional Languages in Education and Tourism
Partenaires : Université de Corse Pasquale Paoli, SupEuropa, Meandros Ltd., Escuela de Negocios y Administratión de Empresas SA, Centro Formazione e Servizi Lingua
Responsables scientifiques : Dominique Verdoni