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Conférence : Urbanisme et environnement : vers une réconciliation ?

Présentation du cycle de conférences

L’économie corse et son développement en débat
Université de Corse - Laboratoire Lieux, Identités, eSpaces et Activités UMR CNRS 6240 LISA

  • Contexte

Forts du succès rencontré par le cycle de conférences proposé lors du dernier appel à projet du CSTI en 2013, les chercheurs de l’UMR CNRS LISA de l’université de Corse souhaitent poursuivre cette expérience en proposant un nouveau cycle de conférences.
Crise économique, tourisme, environnement, foncier, mondialisation sont autant de sujets qui touchent la population insulaire dans son quotidien et qui suscitent de nombreuses interrogations. Afin de donner un éclairage scientifique mais vulgarisé et de tenter d’apporter des réponses, les chercheurs de l’université de Corse partiront à la rencontre des citoyens pour débattre avec eux de ces questions.

  • Enjeux scientifiques et sociétaux

Ce cycle de conférences grand public a pour but d’ouvrir et de favoriser les échanges entre les chercheurs de l’Université de Corse et la société civile sur les questions d’actualité. Il permettra de confronter la vision de chercheurs de différentes disciplines, l’économie, la géographie, le droit ou les sciences politiques aux interrogations de la population corse. Les chercheurs dans un souci de réflexivité attendent beaucoup de ces échanges pour faire évoluer leur approche.

Urbanisme et environnement : vers une réconciliation ?

Antoine BELGODERE

L’urbanisme du 20ème siècle a fait naître un paradoxe dans les rapports de l’homme à son environnement naturel : pour laisser davantage de place à la nature dans le quotidien des hommes, cet urbanisme a contribué à détériorer cet environnement, notamment à travers le mitage et la périurbanisation. Cette contribution se propose de confronter deux lectures économiques de ce paradoxe. La première considère que cette situation résulte d’une évolution des préférences des individus, qui, devenus plus sensibles à l’environnement, auraient créé une situation de « tragédie des communs » vis-à-vis des paysages, que seule une politique urbanistique drastique serait en mesure d’endiguer. La seconde considère que le développement d’un urbanisme à faible densité et faiblement efficace au plan environnemental n’est pas nécessairement un premier choix de la part des ménages, mais peut être au moins en partie une stratégie d’évitement des quartiers conçus selon les préceptes urbanistiques dominant au 20ème siècle. Si cette seconde lecture était pertinente, elle aurait pour conséquence que la remise en cause actuelle de ces préceptes pourrait, à terme, rendre moins contraignante la poursuite d’un double objectif de qualité de vie et de respect environnemental. L’exemple Corse illustrera ce propos.