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Parutions 2017

- Description d’Orezza (E.F.-X. Gherardi), Éditions Piazzola
- Le polar insulaire (A. Albertini, J. Isolery), Éditions Petra
- Nouveau cinéma sarde (F. Landron), Éditions Piazzola
- L’étranger : altérité, altération, métissage (F. Crastes), Éditions Albiana
- NALC IV (M.J. Dalbera-Stefanaggi, S. Retali-Medori, A.G. Tognotti), Éditions Piazzola
- Pascal Paoli, la révolution corse et Napoléon Bonaparte (J.D. Poli, J.G. Talamoni), Éditions Piazzola
- La Peinture baroque en Corse (F. Valery), Editions Sammarcelli

- Description d’Orezza (E.F.-X. Gherardi), Éditions Piazzola
Couvent d’Orezza, 1773. Un jeune moine franciscain, Giuseppe Grimaldi di Rapaggio compose une longue et belle Description d’Orezza. Ce qui frappe à la lecture de ce texte, inscrit dans une tradition ancienne et même antique, c’est une connaissance particulièrement fine d’une grande pieve de la Castagniccia. Se réclamant de la muse Clio, fille de Mnémosyne, fra Giuseppe connaît tous les hameaux, tous les chemins et tous les sentiers, les cours d’eau, toutes les églises et toutes les chapelles, ruinées, romanes ou baroquisées pour la plupart au cours du XVIIIe siècle, toutes les montagnes aussi.
Dans la Description d’Orezza, comment ne pas voir s’enchevêtrer univers géographique et sensible d’une part, univers mental et imaginaire imprégné de culture savante et historique d’autre part ?
Cet ouvrage d’Eugène F.-X. Gherardi est une recherche qui s’appuie sur des matériaux rares, souvent inédits, et dont l’analyse montre la portée évocatrice et symbolique bien au-delà de leur localisation.


- Le polar insulaire (A. Albertini, J. Isolery), Éditions Petra

L’objet de ce recueil d’articles présenté par Alexandra W. Albertini et Jacques Isolery et consacrés au « polar insulaire » n’est pas de créer une nouvelle catégorie superfétatoire — le “roman policier insulaire” — mais de tenter de dégager quelques accointances entre l’idée de l’île et certains traits spécifiques dominants du polar. C’est aussi une occasion de rappeler quelques-uns des liens étroits entre l’histoire du genre “policier” et celle des espaces et des temps qui ont vu son apparition, son succès pour certains, pour d’autres sa désaffection, à tout le moins sa critique dans tous les sens du terme.
C’est enfin une occasion de réfléchir à la pertinence des catégories traditionnelles qui en départagent, depuis Todorov, les fonctionnements diégétiques, narratifs et pragmatiques selon les trois rubriques
du roman à énigme, du roman noir et du roman de suspense. Première étape d’une réflexion plus large à venir sur les mystères de l’île, les sept articles de ce recueil ont certes des tonalités très différentes mais ils ont en commun une approche très singulière d’un propos qui ouvre son éventail de l’adhésion active à la position de rejet.
Ont contribué à cet ouvrage :Marie-Hélène Ferrari - Éric Fougère - Jacques Isolery - Florence Lojacono - Pierre-Michel Pranville - Marie-Paule Raffaelli - Romain Richard-Battesti

- Nouveau cinéma sarde (F. Landron), Éditions Piazzola
Une terre exotique aux mœurs archaïques, peuplée de bandits et marquée par la vendetta : c’est ainsi qu’a principalement été représentée la Sardaigne, pendant de nombreuses années, par un cinéma dit « sarde » s’inspirant des classiques de la littérature deleddienne et de certains faits divers, et le plus souvent réalisé par des non Sardes. L’image de l’île et de ses habitants a été forgée par le recours à un grand nombre de stéréotypes, parfois perçus comme outranciers par les spectateurs sardes. À la fin des années 80 apparaissent les premiers signes significatifs d’une « réappropriation » du cinéma sarde par les Sardes eux-mêmes. Progressivement (et surtout dans les années 2000), plusieurs réalisateurs proposent de nouvelles approches des représentations filmées de leur île, jusqu’à la constitution plus ou moins consciente d’un mouvement non officiel appelé « nouveau cinéma sarde » : G. Cabiddu, G. Columbu,P. Sanna, S. Mereu et E. Pau en sont les représentants. Cette étude présentée par Fabien Landron se propose d’analyser, par le traitement des œuvres significatives et une approche sociologique du mouvement, le phénomène collectif du « nouveau cinéma sarde » et les démarches individuelles des auteurs qui le composent, plaçant l’identité au cœur de la question.

- L’étranger : altérité, altération, métissage (F. Crastes), Éditions Albiana
La question de l’étranger interroge le rapport à soi-même et à l’autre. Qu’elle soit individuelle ou collective, la notion d’identité semble indissociable de la notion d’altérité, l’une définissant l’autre, dans la perception paradoxale d’une perpétuelle et inévitable porosité de leurs caractères. Si la thématique de l’étranger n’est en soi pas bien originale et les questionnements qu’elle suscite ne sont guère nouveaux, ces derniers n’en demeurent pas moins nécessaires et prégnants. D’autant plus dans un contexte de fragmentation, de décomposition de nos sociétés, dans la « modernité liquide » décrite par Zygmunt Bauman, où de nombreuses formes de pouvoir tendent à imposer des modèles dichotomiques structurels qui annihilent la complexité du monde. Au croisement de l’histoire, de la sociologie, de l’anthropologie, de la psychanalyse, de la philosophie, de la littérature, de la linguistique, la question de l’étranger constitue l’un des grands enjeux de la vie en société. Dans cet ouvrage issu des Rencontres universitaires internationales « L’étranger : altérité, altération, métissage », organisées par l’UMR LISA à Corte les 7, 8, 9 octobre 2015, se mêlent des champs disciplinaires, des approches, des perspectives diverses, mais également des espaces et des époques. Car interroger l’étranger, c’est aussi interroger le passé et la mémoire. Il s’agit donc de donner à entendre à travers ces regards croisés de chercheurs une parole en archipel que nous avons souhaitée créatrice de ponts et de passages. Le parcours de lecture qui en découle s’articule autour des intitulés « Regard sur soi, regard sur l’autre », « Langue de l’autre ou autre langue », « Figures et représentations de l’étranger » et enfin « Migrations, (re) construction, Xenia ». Sous la direction de Fabienne Crastes.

- NALC IV (M.J. Dalbera-Stefanaggi, S. Retali-Medori, A.G. Tognotti), Éditions Piazzola
Le premier volume du Nouvel Atlas Linguistique et Ethnographique de la Corse, paru en 1995 et réédité en 2007, avait pour objet la variation phonétique en synchronie et en diachronie des parlers corses. Le NALC II permettait de découvrir le lexique de la mer relatif à la faune et la flore mais aussi à la vie des pêcheurs et aux techniques de pêche ; publié en 1999, il a été réédité en 2008. En 2009, le troisième volume du NALC dévoilait pour sa part les liens entre langue et environnement puisqu’il était consacré aux phytonymes et zoonymes corses. Le présent ouvrage, consacré au lexique de l’agriculture, est donc le quatrième volume de la série.

- Pascal Paoli, la révolution corse et Napoléon Bonaparte (J.D. Poli, J.G. Talamoni), Éditions Piazzola
Dans le cadre de l’UMR LISA, des travaux universitaires ont été réalisés dès 2004 sur « Le mythe de Napoléon et la Corse ». Il s’agissait de prendre en compte le retour en force de la Figure de « l’Empereur immortel » et la nature protéiforme des fondements de son mythe, son enracinement en Corse ne pouvant plus aujourd’hui être ignoré.
En 2014, la Collectivité Territoriale de Corse confie à l’UMR LISA le projet « Pascal Paoli, la Révolution corse et Napoléon Bonaparte : pour un projet scientifique et économique novateur », codirigé par Jean-Dominique Poli et Jean-Guy Talamoni, alliant plusieurs volets (scientifique, valorisation économique, transfert vers différents publics notamment scolaires, communication), pour une phase préparatoire de dix-huit mois, permettant à la fois de concevoir et d’initier le projet dans ses différentes dimensions.
Les Actes publiés ici concernent les séminaires de 2014-2015 du projet « Paoli-Napoléon ». L’ensemble des contributions réunies sous les rubriques « Philosophie et imaginaire politiques », « Droit », « Représentations, patrimoine et valorisation », « Histoire » et « Enseignement et science », permettent de situer les enjeux.

- La Peinture baroque en Corse (F. Valery), Editions Sammarcelli
A travers cet ouvrage issu de sa thèse de doctorat Frédérique Valery a souhaité s’intéresser à certains aspects de l’art baroque et plus particulièrement à l’approche iconographique de la peinture en Corse en relation avec l’espace méditerranéen. « L’arte alla Moderna » plus connu sous le terme d’« art baroque » naît à Rome au début du XVIIe siècle au lendemain du concile de Trente (1545-1563) afin de promouvoir la puissance de l’Église face à la montée du protestantisme en Europe. Le baroque sera bien plus qu’un courant artistique, il s’inscrit réellement comme un mouvement qui influe sur la littérature, la poésie, la musique, la danse et bien entendu en architecture, dans l’art sculptural et pictural. En clair, le baroque est une façon de penser, de se comporter et donc un art de vivre. Les artistes puisent leur inspiration dans les grands principes de l’Antiquité afin de leur permettre d’ériger les nouvelles églises romaines ainsi que de décorer de peintures en trompe l’œil et de sculptures mythologiques les grandes demeures de pontifes. Le baroque s’associe à la séduction des foules toujours plus nombreuses qui se ruent dans ces nouveaux édifices afin d’y écouter les sermons des prédicateurs dans un somptueux décor théâtral empreint de marbres, de dorures, de sculptures et de retables gigantesques. Dès lors, l’image devient fondamentale dans l’éducation des fidèles et dans la mission de reconquête des âmes qui est le cheval de bataille de l’Église tridentine. Dès le début du XVIIe siècle, la Corse, de par sa proximité géographique, historique et culturelle avec l’Italie va être pénétrée par l’esprit baroque. Ainsi, F. Valery s’est particulièrement intéressée à la peinture baroque en Corse, à ses artistes et à ses thématiques iconographiques en lien avec Gênes. En effet, la Corse ayant été sous influence ligure de la fin du XIVe au milieu XVIIIe siècle, l’île va bénéficier d’un brassage artistique important. Nombreux seront les peintres d’origine italienne qui viendront travailler avec les peintres corses sur les mêmes chantiers et pour les mêmes commanditaires qu’ils soient génois ou insulaires. Elle s’est ainsi interrogée sur les origines de l’école corse, sur l’identité des peintres mais également sur les choix iconographiques. Sont-ils uniquement issus de la politique tridentine, ou bien bénéficient-ils d’une certaine originalité ?