Journée d’étude « De l’art à l’espace public »

10 April 2019 par Catherine Walch
réalisée en partenariat avec le Pôle Innovation et Développement de l’Université de Corse

Vendredi 10 mai 2019

20190510_Programme_De l’art à l’espace public_10mai2019_2
9h00 à 17h30
Sale B1 204 – Faculté de Lettres – Campus Mariani

Cette Journée d’étude a l’ambition de faire se rencontrer des démarches philosophiques
en lien avec des pratiques, paysannes et paysagistes, architecturales et artistiques, qui
accordent leur attention aux temps et aux lieux, aux situations et aux contextes, pour y
conjuguer l’opportunité d’expériences en tant que mises en oeuvres. Il s’agit d’explorer les
territoires du paysage en articulant deux principes dynamiques autour de la notion de
Commun et de penser avec les expériences de terrain : quelles pourraient être les
conditions pratiques de mises en commun, dans l’idée de faire oeuvre commune, avec un
sens certain du partage?

En référence à la philosophie pragmatiste de John Dewey, l’Expérience en question est
intégrée à des situations qui conduisent à l’enquête. Joëlle Zask traductrice de l’oeuvre de
ce philosophe et auteur de La démocratie aux champs, Art et Démocratie, Peuple de l’art…
est invitée à éclairer cette notion pour nous aider à saisir plus précisément l’approche
démocratique qui la sous-tend.

Le terme de Médiance fait référence à une philosophie qui s’est construite
« trajectivement » à partir d’un préalable biologique (« rapports des milieux et des
organismes ») et qui a circulé via des traditions philosophiques et géographiques
différentes, du Japon jusqu’en Corse ; avec Augustin Berque, qui avait inauguré la
première chaire « Développement et innovation des territoires » à l’Université de Corse en
2014.

Le couplage dynamique de ces philosophies relationnelles permet d’aborder la question
du Commun. En orientant le propos vers des enjeux pédagogiques et pratiques, Olivier
Gaudin, enseignant à l’École de la nature et du paysage de Blois, abordera la mise en
commun et la transmission des savoir-faire et des connaissances sur le paysage : la
nécessité de l’enquête collective et de la confrontation au terrain requiert d’ouvrir le
dialogue avec des praticiens et des chercheurs d’horizons différents, pour mettre en
commun des expériences et apprendre la polyphonie.