SEMINAIRE « L’ART BAROQUE EN MEDITERRANEE »

21 May 2015 par Catherine Walch
19 JUIN 2015

L’art baroque en Méditerranée

PORTEUR DE PROJET : Frédérique Valery, Docteur en Langues et Cultures Régionales (Mention Histoire Moderne)

Descriptif du projet : Il nous paraît opportun d’organiser un colloque sur l’art baroque en Méditerranée en prenant la Corse pour objet central, dans la mesure où l’importance à la fois quantitative et qualitative de ses édifices religieux n’a pas encore fait l’objet d’une histoire comparative permettant de les situer dans le cadre d’une caractérisation géographique de l’architecture post-tridentine depuis la fin du XVIe siècle.

Parmi les nombreux foyers baroques de Méditerranée, la Corse se distingue par l’implantation rurale de cet art d’apparat généralement urbain. Largement représenté à Bastia dès le début du XVIIe siècle dans l’architecture comme dans les arts visuels (sculpture, peinture, arts décoratifs, mobilier liturgique), le style baroque s’étend au XVIIIe siècle à certaines régions dont l’économie est particulièrement développée, comme la Balagna ou la Castagniccia. La complexité des liens politiques et culturels qui unissent la Corse avec Gênes, Rome et Naples d’une part, d’autre part avec l’Espagne, autorisent une approche comparative plurielle, dont l’objectif est de mieux cerner à la fois les continuités, les phénomènes d’acculturation et les particularismes locaux d’un patrimoine artistique commun qui est tout à la fois matériel (architectural, pictural, organologique) et immatériel (poésie, musique, traditions).

Cette rencontre interdisciplinaire propose donc d’interroger l’art baroque non seulement comme une esthétique, mais également comme un courant de pensée et un art de vivre, dont les manifestations et les modes d’expérimentation peuvent varier selon les lieux. On se demandera en outre si (et comment) l’art baroque peut être considéré aujourd’hui comme un facteur constitutif de l’identité patrimoniale de la Corse, en élargissant la perspective à des problématiques socioculturelles, économiques et symboliques.

Comité Scientifique :

  • Frédérique Valery, Maître de Conférences Associé en Histoire de l’Art, Membre de l’UMR CNRS LISA 6240, Université de Corse, Pasquale Paoli.
  • Françoise Graziani, Professeur de Littérature comparée, Membre de l’UMR CNRS LISA 6240, Université de Corse, Pasquale Paoli.
  • Christophe Génin, Professeur de Science de l’Art et d’Esthétique, Université de la Sorbonne.
  • Agnès Guiderdoni, Professeur en littérature française à l’Université Catholique de Louvain (Belgique), Directrice du Centre d’analyse culturelle de la première modernité (GEMCA)
  • Lauro Magnani, Professeur en Histoire des Arts, Université de Gênes (Italie)
  • Michel-Edouard Nigaglioni, Directeur du Patrimoine de Bastia.
  • Ingénieur référent : Serena Talamoni, UMR CNRS LISA 6240.

 

Intervenants : Lauro Magnani (PR en Histoire de l’Art, Université de Gênes), Françoise Graziani (PR en Littérature comparée, Université de Corse), Jean Castela (PRAG en Histoire, Université de Corse), Jean-Charles Ciavatti, (Chercheur au Service des Patrimoines de la Collectivité Territoriale de Corse), Caroline Paoli (Doctorante en Histoire de l’Art, Université de Corse), Frédérique Valery (Docteur, PAST en Histoire de l’Art, Université de Corse). Michel-Edouard Nigaglioni (Directeur du Patrimoine de Bastia),

Jean-Marc Olivesi (Conservateur de la Maison Bonaparte, Aiacciu), Letizia Castellani (Professeur Certifié, Docteur en Histoire, Université de Corse),

 

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