Workshop « Insular Territories and Europeanization »

19 September 2016 par Catherine Walch
9 et 10 novembre 2016, à partir de 14h00, Amphi Ettori, Campus Mariani.

Les effets de la construction européenne sur les structures politiques et économiques nationales font l’objet d’une littérature abondante depuis deux décennies. Claudio Radaelli définit ainsi l’européanisation à travers « des processus (a) de construction (b) de diffusion et (c) d’institutionnalisation de règles formelles et informelles, de procédures, de paradigmes politiques, de styles, de “façons de faire” et de convictions et normes partagées, lesquelles sont d’abord définis et consolidés au niveau européen, puis intégrés dans la logique des discours, des identités, des structures politiques et des politiques publiques au niveau national. »
Toutefois, ce type de définition peut apparaître limitatif. Critiqué pour son caractère top-down, relativisant la complexité interactionnelle de la construction européenne, on peut aussi lui faire le grief d’être centré sur l’action publique et de favoriser implicitement une recherche focalisée sur l’échelon national.
Ce workshop s’intéresse à un autre type de territoire, généralement de niveau infranational, et qui se définit surtout par la géographie et par les contraintes singulières que celle-ci implique. Depuis 1997, les traités européens reconnaissent l’insularité comme un handicap structurel permanent, pouvant motiver la définition et la mise en oeuvre de politiques spécifiques. Surcoûts des transports et communications, vulnérabilités démographiques et environnementales, etc., sont autant de caractères insulaires attestés par de nombreux textes officiels européens, ainsi que par le projet ESPON Euroislands.
Ce workshop pluridisciplinaire aura pour thème la mesure et l’analyse des effets de l’intégration européenne sur les territoires, les institutions et les acteurs politiques et économiques insulaires. Néanmoins, cela n’intéresse pas uniquement l’avenir des territoires directement concernés. C’est tout autant la capacité intégrative de l’Union qui est en jeu, sa capacité – prétendue depuis le Traité de Rome – à promouvoir un « développement harmonieux en réduisant l’écart entre les différentes régions et le retard des moins favorisées ».
L’objectif est de rassembler des contributions pouvant s’inscrire dans une dimension comparative. Ceci nous apparaît absolument nécessaire, notamment afin de déterminer en quoi l’intégration européenne est – ou peut être – un facteur de convergence des agendas politiques dans les territoires insulaires.

Plaquette Programme Workshop Insular Territories and Europeanization

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