Un paradigme de développement durable avant le développement durable : Venise médiévale et moderne

Venise offre l’exemple d’une communauté humaine qui fut, de manière précoce, consciente que sa durée historique dépendait de celle de son écosystème. Sans
travaux d’aménagement et d’entretien, la vie était impossible dans le bassin des lagunes. Ce site de refuge était en effet un milieu hostile. Il fallut, au long des
siècles, créer le sol sur lequel bâtir, protéger et consolider la défense littorale, lutter contre l’alluvionnement des fleuves et l’ensablement des canaux. Des chantiers continus furent menés qui permirent, sous le contrôle de l’autorité politique agissant au nom du Bien commun, la construction d’une ville puissante et prospère. Mais des efforts furent dans le même temps poursuivis pour préserver les ressources, qu’il s’agisse du contrôle de la pêche dans les eaux des lagunes ou de la préservation du patrimoine forestier en Terre Ferme. L’autorité publique s’efforça de même de réguler les conséquences, sur un écosystème fragile et en évolution constante, de l’existence même d’une agglomération très peuplée et de ses activités portuaires et industrielles.

On peut donc analyser comment fut mise en œuvre, durant les siècles médiévaux et modernes, une véritable boite à outils destinée à trouver les réponses,
écologiques avant la conscience écologique, aux problèmes multiples créés par l’existence d’une ville dans un tel site. Il se déploya, avec des tâtonnements, des
hésitations, des compromis et des échecs, une stratégie de la conservation rendue plus encore nécessaire par le poids démographique de l’époque moderne.

Le paradoxe serait donc qu’à l’heure où les nécessités d’un développement durable s’imposent largement, la résilience vénitienne paraît remise en question par les effets du tourisme de masse et la montée du niveau des mers et océans.

« Le sport : outil de domination ou facteur d’émancipation »

Dans le cadre du partenariat avec la Mairie de Zonza – Sainte Lucie de Porto-Vecchio, Didier Rey animera une conférence le 16 mars à 15h00 à Santa Lucia di Portivechju, au sein de la salle du conseil de la mairie. Le sujet de cette conférence sera : « le sport : outil de domination ou facteur d’émancipation ».

« Eppur si muove : le corse, une langue en mouvement. »

La Ville d’Ajaccio en partenariat avec l’Université de Corse et le CNRS présente la conférence : « Eppur si muove : le corse, une langue en mouvement. » Par Stella RETALI-MEDORI

La langue est-elle en perpétuel mouvement ?

Cette conférence permettra d’aborder la question de l’évolution de la langue corse comme une parole vivante et dynamique au sein de notre société.

Stella RETALI-MEDORI, Maitre de conférences HDR en Sciences du langage au Laboratoire Lieux Identités eSpaces Activités Université de Corse-CNRS. Dialectologue, son domaine de recherches privilégié concerne les parlers italo-romans et plus spécialement corses. Ses travaux portent également sur l’onomastique, la lexicographie et le contact des langues en contexte roman.

Webinaires MSHS Sud Est – UMR LISA: Présentation de l’axe 4 « Territoires: Construction, Usages, Pouvoirs »

L’UMR LISA est membre de la MSHS Sud-Est :  https://mshs.univ-cotedazur.fr/

Les actions menées au sein de cette structure sont susceptibles de constituer de réelles opportunités pour les chercheuses et chercheurs du LISA.

Lundi 18 mars 2024 de 12h30 à 13h30 en salle de réunion de l’UMR LISA

Marie-Jeanne Ouriachi (CEPAM) présentera l’Axe 4 de la MSHS Sud-Est « Territoires : Construction, Usages, Pouvoirs »

Pour en savoir plus sur l’axe : https://mshs.univ-cotedazur.fr/recherche/axes-de-recherche/axe-4-territoires-construction-usages-pouvoirs-3

Connexion à distance : Cliquez ici pour rejoindre la réunion

ID de la réunion : 336 201 592 620Code secret : dEMvfn

Webinaire MSHS Sud-Est – UMR LISA: Présentation de l’axe 3 « Mondialisations, Circulations, Altérités »

L’UMR LISA est membre de la MSHS Sud-Est :  https://mshs.univ-cotedazur.fr/

Les actions menées au sein de cette structure sont susceptibles de constituer de réelles opportunités pour les chercheuses et chercheurs du LISA.

Lundi 11 mars 2024 de 12h30 à 13h30 en salle de réunion de l’UMR LISA

Sarah Andrieu (URMIS) et Emilie Souyri (LIRCES) présenteront l’Axe 3 de la MSHS Sud-Est « Mondialisations, Circulations, Altérités »

Pour en savoir plus sur l’axe : https://mshs.univ-cotedazur.fr/recherche/axes-de-recherche/axe-3-mondialisations-circulations-alterites

Connexion à distance : Cliquez ici pour rejoindre la réunion

ID de la réunion : 317 319 378 51Code secret : vUJM8x

« Le Corse ça s’apprend en famille! »: mythe ou réalité?

Marina Branca, doctorante en 3ème année au sein du Laboratoire Lieux Identités eSpaces Activités (LISA) de l’Université de Corse et du CNRS, présentera le lundi 19 février à 18h dans la salle 5 de la Bibliothèque Universitaire à Corte une conférence intitulée : « “Le Corse ça s’apprend en famille !: mythe ou réalité ? ».

On entend souvent dire que le corse s’apprend en famille, mais est-ce toujours le cas aujourd’hui ? Avec le déclin de la transmission intergénérationnelle du corse, l’école a très vite été considérée comme l’institution en charge de l’apprentissage de la corsophonie. Cependant, la société ne se résume pas à l’école et il existe également d’autres instances permettant un apprentissage et une pratique du corse, notamment pour les personnes sorties du système scolaire. Finalement, comment devient-on un locuteur du corse aujourd’hui ? Quels sont les espaces propices à son apprentissage et sa pratique ? La famille peut-elle (re)devenir un pilier de la corsophonie ?

Cette conférence est la première du cycle des rendez-vous des doctorants de l’année 2024, qui se tiennent une fois par mois, à la BU à 18h. Elle est réalisée dans le cadre du label « Science avec et Pour la Société » du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, en collaboration avec le Réseau Canopé de Corse et Radio Nebbia.

Seminaire « e religiosità pupulare in u calendariu religiosu festivu »

 

« A religione hè una pensata articulata, una spiecazione di u mondu » [1]. (Dumézil)

 U studiu di u raportu trà « u religiosu » è a religione, à partesi da un corpus di dati rilativu à e pratiche, à l’usi, à i simbuli in azzione durante u calendariu religiosu festivu di a Corsica, palesa u logos di a religione pupulare corsa, è permette di caratterizà a nuzione di « religiosità pupulare » cum’è una variabile culturale insulare di i grandi schema liturgichi è/o ideulogichi.

A sucietà corsa funziuneghja segondu à a matrice catolica. A so dimensione spirituale s’hè sprufundata à a segonda metà di u XXu seculu per via di e mutazione subbitanie è prufonde ch’ella hà cunnisciutu a sucetà corsa à st’epuca quì. È puru a matrice ferma in a so dimensione culturale è cuntinueghja à fà funziunà a sucetà animata da un penseru di trasmissione di u patrimoniu.

U gruppu decide à traversu à e so scelte di ciò ch’ellu hè è di ciò ch’ellu ùn vole micca esse. E feste religiose custituiscenu un patrimoniu culturale immateriale tamantu. Ma ùn sò nè una vitrina folklorica, nè una riprisentazione museale, sò stonde campate è a pietà pupulare chì ci si manifesteghja lega u gruppu in u sacratu di cumunione vitale.

L’inghjocu di sta ricerca hè di mette à gallu a manera chì i schema di religiosità pupulare accatizzanu u sacratu di cumunione à traversu à l’analisa di a struttura cumplessa di e feste religiose, dumandendu ci, in fine, si e feste religiose, chì facenu à spessu oghje l’ogettu d’un riacquistu, si puderebbenu definisce cum’è l’archettippu induv’ella s’arradicheghja l’unità identitaria di a cumunità corsa.

[1] Mircéa ELIADE & Georges DUMEZIL. Traité d’histoire des religions. Payot. 2019

Insularisme en Méditerranée: les cas de la Corse, de la Sicile et de la Sardaigne

Dans le cadre des travaux menés par la chaire Unesco « Devenirs en Méditerranée » le premier séminaire de l’année aura lieu dans la salle immersive de l’UMR LISA, le 22 janvier 2024 à 14h.

Intitulé Insularisme en Méditerranée : les cas de la Corse, de la Sicile et de la Sardaigne, cet évènement, organisé autour de la présentation des derniers ouvrages de Déborah Paci et Lorenzo Di Stefano, portera sur les multiples formes d’identité en Corse, Sicile et Sardaigne au travers d’une perspective historique des relations entre les îles et la région méditerranéenne ainsi qu’avec leurs centres respectifs.