Parutions

Publications d’ouvrages des membres du laboratoire.

Le régime démocratique semble pour nos sociétés occidentales une évidence.

Pourtant, l’histoire et l’actualité montrent que la notion, pour peu que l’on s’y intéresse avec sérieux, demeure et demeurera toujours à reprendre, peut-être même à réinventer.

La démocratie dans ses formulations philosophiques ou scientifiques, dans ses réalités effectives, ses applications, ses fluctuations, ne cesse pas, en effet, d’interroger.

Ses effets sociétaux aussi font l’objet de nombreux questionnements : qu’en est-il de ses incidences sur les comportements, les usages sociaux – la langue notamment –, sur les imaginaires ?

C’est ainsi que la première résidence scientifique de l’Université de Corse s’est attachée à explorer, à soumettre à la question la démocratie. Réunissant les études croisées d’enseignants-chercheurs et de doctorants, le présent ouvrage offre un espace de réflexions inédites, stimulantes… reflet d’un véritable moment de démocratie… universitaire.

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MARTEL Ludovic et REY Didier

Sports et société en Corse Tome 2 Depuis 1945, anthologie, Ajaccio : Albiana, 2009

Après La Corse et son football (2003) et Sports et société en Corse des années 1860 à 1945. Anthologie (2006) cet ouvrage est le troisième consacré aux sports publié aux éditions Albiana. Il s’inscrit dans la continuité du précédent mais dans une temporalité cependant plus proche de nous. Si une perspective résolument historique avait été choisie pour les deux premiers livres, elle est ici accompagnée d’une approche sociologique et d’un éclairage sur l’action publique locale. Sports et société en Corse de 1945 à nos jours. Anthologie s’adresse à un large public. Conçu pour satisfaire la curiosité intellectuelle de celles et ceux qui s’intéressent à cette île, à son histoire, à sa vie sociale et culturelle, aux hommes qui y résident et qui la façonnent, cet ouvrage peut également « accompagner », enrichir la réflexion d’étudiants, de scientifiques. Regards croisés de deux chercheurs sur l’évolution et l’actualité de cette activité sociale – le sport – devenue protéiforme, ce travail caractérise la volonté d’une approche interdisciplinaire entre « Identités et Cultures » et « Dynamiques des Territoires », deux axes de recherche de l’Unité mixte de recherche « Lieux, eSpaces, Identités et Activités » (LISA) à laquelle appartiennent les auteurs. D’un volume relativement conséquent, cet ouvrage ne prétend pourtant pas à l’exhaustivité, loin s’en faut. Il possède pour seule ambition d’éclairer quelques pistes de travail potentiel et de montrer combien l’entreprise de l’étude du champ des pratiques sportives en Corse se révèle illimitée. Il suggère également de réaffirmer, s’il en était encore besoin, la nécessité de considérer les sports et leur place dans la société corse, non plus comme un objet incident, mais bien comme un véritable analyseur parmi d’autres. La question de l’identité et celle du développement durable en témoignent.

OTTAVI Pascal

Le bilinguisme dans l'école de la République. Le cas de la Corse, Ajaccio : Albiana, 2008

À quoi sert-il d’apprendre le corse ? Que faire d’une telle langue à l’heure de l’ouverture européenne et de la mondialisation des échanges ? D’ailleurs, plutôt que de langue, ne devrait-on pas parler de dialecte, voire de patois ? Et s’il s’agit effectivement d’une langue, sa forte connotation patrimoniale ne souffrirait-elle pas d’obsolescence à l’heure du “village planétaire” et de l’avènement d’un code linguistique à la hauteur d’une proximité universalisée, l’anglais ? Voici un ensemble de questions qui n’ont rien d’inattendu sitôt que l’on aborde le problème de l’enseignement d’une langue régionale à l’école. Mais qui ont toutes les chances de se faire plus inquiètes et véhémentes si l’on en vient à évoquer l’hypothèse d’un enseignement bilingue qui pourrait s’appuyer sur l’occitan, le basque, le corse, le créole… À cette première série d’interrogations vient alors s’en ajouter une autre : que devient, dans ces conditions, l’école de la République ? Que devient l’unité de la Nation dont elle constitue le creuset et le garant historique ? Qu’advient-il des savoirs universels (...) ? Quels savoirs de substitution va-t-on intimer de propager à l’institution scolaire ? Va-t-on assister à l’expansion irréversible des coteries, des brigues et des communautés libérant dans leur sillage un torrent de connaissances irrationnelles, de mythes et de fables ? (...) Va-t-on subir, pétrifiés de stupeur, l’effondrement d’une volonté de vie commune scellée par les institutions démocratiques et symbolisée par l’action de l’école ? Ces deux grands questionnements bordent aujourd’hui le débat sur le bilinguisme dans l’école de la République. Ils masquent pourtant, par leurs outrances, les efforts faits par les théoriciens, les linguistes, les pédagogues qui, depuis de longues années ont partagé réflexions, outils conceptuels et pratiques et démontré tout l’avenir d’un enseignement cohérent et maîtrisé des langues régionales à l’école. Reprenant pas à pas les termes de ce débat, l’auteur, comme préalable à son étude, propose une petite histoire de l’enseignement de la langue française puis des langues régionales, dont bien entendu le corse. Ce dernier fait l’objet de l’étude de cas, articulée autour de la question des moyens pédagogiques et des contenus mis en œuvre dans l’enseignement bilingue au regard des rapports de force historiques, culturels, institutionnels qu’entretiennent depuis deux siècles les deux langues. L’effort de prospective du pédagogue engagé complète enfin le travail du chercheur méthodique et propose au lecteur quelques axes de réflexion sur l’avenir du bilinguisme et les moyens de le consolider.

BARBATO Jean-Christophe

La diversité culturelle en droit communautaire, Presses Universitaires d'Aix-Marseille, 2008

Si le projet européen cherche à réaliser l'unité économique du continent et, à terme, son unité politique, il doit aussi tenir compte de la diversité culturelle inhérente au territoire sur lequel il prend place. La multiplicité des peuples, des États et la variété des cultures au sein de l'Union européenne confrontent en effet celle-ci en permanence au défi de l'altérité et la différence. Comme le rappelle la devise de l'Union, il faut unir mais dans la diversité. Ce qui apparaît à bien des égards à la fois comme une exigence éthique et une nécessité politique constitue également une notion juridique fondamentale de l'ordre communautaire. Fondamentale par son importance au sein de cet ordre mais également par les enjeux qu'elle soulève. La diversité culturelle dévoile la conception communautaire des rapports unissant, d'une part, culture et économie et, d'autre part, culture et politique. Elle interroge la possibilité d'édifier une unité politique européenne qui ne passe pas par l'édification d'une unité culturelle homogénéisante et exclusive. Elle touche à la teneur des relations entre l'Union et les États dans un domaine qui, compte tenu des liens tissés par la modernité entre culture et politique, leur importe particulièrement. Enfin, et plus généralement, la diversité culturelle atteste de l'originalité profonde du projet européen. Elle s'impose comme un vecteur privilégié pour penser une Europe complexe. Cet ouvrage se propose d'identifier et d'étudier le contenu et la nature des instruments mobilisés par le droit communautaire afin de respecter et de promouvoir la diversité culturelle et, à partir de ces éléments, de contribuer à l'analyse de la spécificité de la construction européenne.

ARRIGHI Jean-Marie et JEHASSE Olivier

Histoire de la Corse et des Corses, Perrin, 2008

En portant un double regard sur la Corse et les Corses, les auteurs montrent comment ces derniers ont su organiser et conserver une société spécifique au fonctionnement et aux rythmes propres face aux peuples qui leur ont imposé successivement leur domination : Carthaginois, Romains, Vandales, Sarrasins, Pisans, Génois, avant qu'ils ne deviennent français. Cependant, au-delà de l'affrontement entre domination extérieure et tentatives d'affirmation autonome, l'histoire de la Corse, c'est aussi les liens et les oppositions entre villes et villages, l'organisation du territoire et la possession de la terre, les rivalités entre les familles dont certaines sont ancestrales, les changements linguistiques complexes mettant en jeu le corse, l'italien et le français. Sans oublier que le destin de la Corse se joue aussi à l'extérieur, ses habitants n'ayant jamais cessé de quitter l'île et d'y revenir, avec le sentiment que leur histoire individuelle et collective dépassait l'espace restreint de leur île. Se fondant sur des recherches récentes, les auteurs renouvellent la connaissance que l'on a de certaines périodes jusqu'ici méconnues, comme la Préhistoire, l'Antiquité et le Moyen Age. La Corse d'aujourd'hui n'est pas oubliée, et les événements des trente dernières années mis en perspective et relatés en toute objectivité, les souffrances et les déchirements des Corses, comme leurs joies et leurs richesses, forment un tableau contrasté et attachant.

Collectif, UMR LISA

Annales méditerranéennes d’économie n° 1 - Réalité et perspectives de l’économie corse, Ajaccio : Albiana, 2008

Extrait : Pourquoi AME ? De la Corse, on connaît de mieux en mieux l’histoire et la culture. En revanche, l’étude de son mode de fonctionnement économique reste un domaine quasiment vierge. D’où le désir de certains d’entre nous d’en savoir davantage et de faire partager, par le moyen de cette revue, les apports des recherches effectuées à tous ceux qui s’intéressent à ce territoire et à ses habitants. Car si le politique passionne ici les hommes, l’économique reste négligé. Mais pourquoi des Annales méditerranéennes d’économie, pourquoi étendre notre regard au-delà du rivage insulaire ? Comme chacun sait, la Corse est une île au milieu de la Méditerranée ; elle est même, selon certains, « la Méditerranée par excellence ». Pour mieux nous découvrir nous-mêmes, il nous est apparu fécond d’élargir le champ de nos investigations vers l’étude de l’économie – ou plutôt des économies - de ces terres qui bordent Mare Nostrum. Celles-ci posent, en effet, bien des énigmes, dont ne s’occupent guère les universitaires et les experts. Certes, la Méditerranée a été l’un de ces phares qui, par période, apportent de la lumière au monde. La philosophie, les religions, les sciences, le droit, l’art de l’Occident et de l’Orient ont vu le jour ici ou là au bord de cette mer. Même l’économie en voie de mondialisation y est née, au moment où l’on inventait, sur ses rives, les outils du capitalisme naissant, qu’il s’agisse de la comptabilité en partie double, de la lettre de change ou de la société en commandite. Or, ce temps n’est plus. À l’observateur qui s’y aventure le monde méditerranéen apparaît même souvent comme un contre-exemple des « bonnes pratiques » chères aux propagateurs de la vulgate économique et managériale. La question se pose donc de savoir si les peuples de la Méditerranée sont toujours en mesure de jouer un rôle aussi important que par leur passé le plus florissant. De fait, lorsqu’on examine le catalogue des pratiques méditerranéennes, anciennes et modernes, l’observateur ne manque pas d’exemples – de « modèles » ? – qui stimulent encore les économistes et gestionnaires du monde entier. Ce sont, par exemple, des types d’organisation d’entreprises en réseaux ou en districts ; ce sont aussi des rapports entre les hommes plus affectifs et moins dépersonnalisés, dont les recherches contemporaines (re)découvrent les vertus. Les signataires des articles sont des chercheurs reconnus. Ils souhaitent s’adresser à un large public et ont le souci d’éviter de sombrer dans l’académisme étroit. Espace de partage et de médiation, la revue Ame restera éminemment attentive aux remarques, critiques et suggestions de ses lecteurs.

DALBERA-STEFANAGGI Marie-José et MINICONI Roger

Nouvel Atlas linguistique et ethnographique de la Corse. Volume 2 : Le lexique de la mer, Ajaccio : Editions Alain Piazzola, 2008

Peu d'études relatives à la mer ont été réalisées sur le plan linguistique et ethnographique. Un travail de collecte linguistique restait donc à faire sur le domaine marin. Le présent volume trouve naturellement sa place à la suite du premier, qui esquisse l'aréologie phonétique de la Corse. Les cartes sont numérotées en continuité du premier volume.

BERETTI Francis et GRAZIANI Antoine-Marie

James Boswell et Pascal Paoli, Correspondance 1780-1795, Ajaccio : Editions Alain Piazzola, 2008

Le recueil de lettres présenté ici pour la première fois dans leur continuité chronologique offre plusieurs aspects intéressants. Il s'agit en effet d'un corpus documentaire rare en ce qui concerne Paoli, puisque, grâce à Boswell, nous avons la correspondance active et passive du chef corse.

DALBERA-STEFANAGGI Marie-José

Nouvel Atlas linguistique et ethnographique de la Corse. Volume 1 : Aréologie phonétique, Ajaccio : Editions Alain Piazzola, 2007

Ce premier volume du NALC a une visée spécifique, qui consiste en un affinement de la connaissance aréale du domaine, essentiellement sur le plan phonétique et phonologique, en synchronie comme en diachronie. Cet ouvrage a fait l'objet d'enquêtes spécifiques et ciblées, tant sur le plan du questionnaire que du réseau, et il donne lieu à plusieurs types de cartes.

DALBERA-STEFANAGGI Marie-José (dir.)

Purcelli è maghjali, élevage porcin et charcuterie, Ajaccio : Editions Alain Piazzola, 2007

Cet ouvrage est la présentation d'un ensemble de matériaux issus de la banque de données langue corse dans le domaine de l'élevage et de l'abattage du cochon. Le lexique retenu est illustré par des cartes linguistiques indiquant les variantes dialectales et suivi d'un choix de textes recueillis lors des enquêtes menées ces vingt-cinq dernières années. Avec un reportage photographique couvrant les aspects techniques.

GHERARDI Eugène F.-X.

Pasquale Paoli. Portraits, Ajaccio : Albiana, 2007

Ils sont plus d’une quarantaine, les auteurs réunis dans cette anthologie en forme de galerie de « portraits ». Parmi les plus proches témoins ou les plus lointains analystes, des poètes, des hommes de théâtre, des romanciers et des hommes politiques… Chacun donne sa touche et contribue à forger, à façonner ou à ressasser à sa façon ce qui, au-delà de la figure de l’homme d’État, au-delà de l’éclat des Lumières dont il fut l’un des principaux hérauts, deviendra au XIXe siècle le mythe paolien. « M. de Paoli parut, & tout changea dans notre position. Alors, dans la fleur de l’âge, mais déjà doué d’une âme forte & d’une raison cultivée ; imbu, par une éducation soignée, des maximes & de l’esprit des Anciens, il osa espérer de faire renaître parmi nous les vertus & les beaux jours de Sparte et d’Athènes ; il nous en enseigna les lois; il en pratiqua les préceptes ; il nous fit connaître les droits des Nations, le dogme de l’égalité naturelle, le charme de la liberté, & les avantages de l’union & du bon ordre. En peu d’années, à force de travaux & de soins, il nous affranchit de nos tyrans, nous donna un esprit public, un gouvernement régulier, & la Corse se vit au moment d’être un état libre. C’était un roman dans la servitude générale de l’Europe, & alors de telles idées devaient passer pour des rêves » (Christophe Saliceti). Ainsi Christophe Salicetti défend-il Pasquale Paoli face aux accusations de Philippe Buonarotti… Nous sommes sous la Révolution française et déjà à la caricature outrée s’oppose l’hagiographie la plus naïve. Le débat occupera tout le dix-neuvième siècle : le Père de la Patrie était-il un tyran, un despote éclairé ou un vil « démocrate » ainsi que l’accusait Sir Gilbert Elliot, éphémère vice-roi de Corse ? Boswell, Burnaby, Voltaire, Bettinelli, Alfieri, Pommereul, Bonaparte, Giubega, Saliceti, Buonarroti, Goethe, Verard, Galeazzini, Dupetit-Méré, Las Cases, Antommarchi, Giacobbi, Pasquin dit Valery, Stendhal, Renucci, Robiquet, Dumas, Arrighi, Viale, Gioberti, Michaud, Tommaseo, Friess-Colonna, Chateaubriand, Casale, Gregorovius, Forester, Giamarchi, Guerrazzi, Galletti, Bartoli, Borghetti, Saint-Germain, Peretti della Rocca, Marchi, Jollivet, Descoux, Hugo, Bergerat…

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